Revivez les faits les plus marquants de la 3ème édition de zero to one

Revivez les faits les plus marquants de la 3ème édition de zero to one

CScience vous propose de découvrir les moments marquants de cette journée du 13 juin qui s’est déroulé à H7 lors de la troisième édition de l’événement zero to one. Revivez  à travers les comptes-rendus de nos journalistes  l’essentiel des déclarations, échanges des tables rondes et conférences.

Depuis le H7 de Lyon, la rédaction de CScience a assisté aux conférences de l’événement zero to one. Nous vous proposons de revivre certaines des discussions et des rencontres significatives au fil de cette journée du 13 juin.


17h30 | L’envie d’entreprendre : confidences d’une serial entrepreneure et pionnière de la French Tech

C’est à travers un parcours inspirant que l’événement zero to one a pris  fin sur la scène Host. Pour parler de l’envie d’entreprendre et donner de précieux conseils, Catherine Barba Chiaramonti, serial entrepreneure et pionnière de la French Tech, est venue échanger avec Delphine Margot, Media trainer.

« Je suis la grand-mère de l’entrepreneuriat dans le web »,  c’est ainsi que Catherine Barba Chiaramonti se décrit en début de conférence. À ses débuts dans ce domaine à la fin des années 90, différentes motivations l’ont animée : « Je voulais résoudre les problèmes des autres et contribuer à une plus grande représentation des femmes dans le milieu de l’entrepreneuriat ».

« Je voulais résoudre les problèmes des autres et contribuer à une plus grande représentation des femmes dans le milieu de l’entrepreneuriat »

– Catherine Bara Chiaramonti serial entrepreneure et pionnière de la French Tech

Une lancée prometteuse

Avant de devenir une serial entrepreneure, Catherine Bara Chiaramonti a créé un site de cashback  visant à encourager l’achat en ligne. Une idée prometteuse à une époque où le web n’était pas encore pleinement développé. « Cela m’a permis, au bout de six ans, d’investir dans d’autres start-up. J’ai pu gagner de l’argent grâce à l’affiliation » ajoute-t-elle.

Après avoir lancé sa première entreprise, une seconde est rapidement venue la rejoindre. Mais suite à des conflits d’intérêts et de nouvelles opportunités, l’entrepreneure a fait le choix de les vendre.

L’importance de la vente dans le domaine de l’entrepreneuriat

C’est aux États-Unis que Catherine Bara Chiaramonti a pris la tête de la French Tech. Ce voyage lui a permis de constater les différences notables avec la France, notamment en matière de  vente: « J’ai appris que nous n’étions pas bons en pitch en France et que la prise de risque était aussi beaucoup moins forte ». Pour l’experte, les qualités de vendeur sont primordiales pour un entrepreneur afin de trouver des clients. « On ne lève pas de l’argent, on lève des clients », précise t-elle.

« On ne lève pas de l’argent, on lève des clients »

– Catherine Bara Chiaramonti serial entrepreneure et pionnière de la French Tech

La conférence se termine sur les derniers conseils donnés aux étudiants, nombreux dans la salle: « Je relance parfois un mail jusqu’à trente fois, la vie de la boîte en dépend. N’hésitez pas à mettre ‘demande d’interview’ dans l’objet du mail pour avoir une réponse plus rapide».


16h30 | Urban Odyssey : accélérer les transitions du secteur de l’immobilier et de la construction

Pour conclure la journée, la scène HALLS, plus intime, a accueilli une table-ronde entièrement dédiée aux enjeux de transitions écologique et énergétique dans les métiers de l’immobilier, de l’habitat et de la construction. Pas moins de quatre invités du secteur ont apporté un regard croisé sur le rôle d’Urban Odyssey, un start-up studio filiale du groupe ICADE, qui accompagne des jeunes pousses dans cette filière en crise et qui doit se réinventer. La responsable du programme Lyon Start-Up Shaërazade Harzallah a brillamment interrogé ces quatre experts sur leur passage « de zéro à un ».

Un secteur en plein mutation

C’est Nicolas Bellego, directeur innovation d’ICADE et responsable d’Urban Odyssey qui a donné le ton. « L’enjeu, c’est de vous parler d’un secteur où le zero to one est particulièrement complexe alors qu’on a des besoins extrêmement importants et urgents ». Pénurie de l’offre, problème d’accès à la propriété, enjeux de rénovation, évolution des pratiques… Autant de mutations qui appellent à l’innovation.

« L’enjeu, c’est de vous parler d’un secteur où le zero to one est particulièrement complexe alors qu’on a des besoins extrêmement importants et urgents »

— Nicolas Bellego, directeur d’Urban Odyssey

La scène HALLS de H7 a reçu trois entrepreneurs pour parler de l’immobilier durable. Crédit photo : Agence RG+

À ces côtés, trois entrepreneurs peuvent en témoigner. Il y a d’abord Thibaud Huriez, fondateur et CEO de Nagomya, une start-up qui propose des espaces de travail connectés à la nature. Son passage de zéro à un s’effectuera début 2025, lorsque la première brique Terrio pour construire son premier éco-village bas carbone sera posée.

Terrio, c’est d’ailleurs une idée de Vincent-Pierre Freudenreich et Bastien Neufeind. Ce dernier est venu parler de sa société, lancée il y a deux ans, qui a vocation de ramener la terre crue dans la construction moderne. « La terre crue est un matériau qui a un impact carbone jusqu’à dix fois inférieur au béton, avec des vertus isolantes très poussées. » indique son co-fondateur. Terrio pourrait d’ailleurs participer à la création d’un terrain en pisé pour H7 car la start-up vient tout juste d’être sélectionnée pour un concours.

« La terre crue est un matériau qui a un impact carbone jusqu’à dix fois inférieur au béton, avec des vertus isolantes très poussées. »

— Bastien Neufeind, co-fondateur de Terrio

Pour une approche plus technologique, qui joue également un rôle dans la transition du secteur de l’immobilier, Martin Noël a présenté Lokimo. Cette solution digitale analyse des millions de données grâce à l’intelligence artificielle pour détecter du foncier à haut potentiel. Développée pendant ses études avec sa co-fondatrice Benta Gamassa, ils se sont rapprochés d’Urban Odyssey pour acquérir des compétences métier et intégrer une dimension autour de la biodiversité et de l’écologie. Pari gagné : Ils ont mis au point avec l’aide d’une équipe d’experts environnementaux d’ICADE tout une série d’outils pour détecter les risques dédiées à la protection de la biodiversité dans la construction immobilière. Des outils transmis à l’ensemble de la filière.

L’approche singulière d’Urban Odyssey

Mais comment se différencie un start-up studio de tous les autres acteurs de l’écosystème de start-up ? Par son accompagnement à la fois technique et financier. Une équipe de dix experts investissent en pre-seed des montants qui vont jusqu’à 400 000 euros et accompagnent cinq projets par an à l’issue d’une grande phase de sélection.

« Notre force réside dans la connexion métier, avec l’objectif de développer un projet dans l’intérêt de la filière et non pas pour ICADE, qui reste minoritaire au capital » souligne Nicolas Bellego. Il ajoute par ailleurs que ces solutions sont aussi destinées à la concurrence. Urban Odyssey a lancé 15 projets depuis sa création en 2020. Parmi eux, un tiers sont pensés en interne qui confiés à des entrepreneurs.

« Notre force réside dans la connexion métier, avec l’objectif de développer un projet dans l’intérêt de la filière et non pas pour ICADE, qui reste minoritaire au capital »

— Nicolas Bellego, directeur d’Urban Odyssey

Trois conseils à retenir pour innover en faveur de l’immobilier vert

Pour Bastien Neufeind, il faut rester concentré sur tout ce qui peut faire avancer durant les 18 prochains mois – et ne pas se projeter sur le long terme. L’immobilier est un secteur en constante évolution, d’autant plus avec les enjeux de crise écologique qui le traversent.

Le co-fondateur de Lokimo rappelle lui que la valeur ajoutée n’est pas toujours à l’endroit où on l’attend. « Restez humbles et n’ayez pas peur de jeter des choses », affirme Martin Noël.

« Restez humbles et n’ayez pas peur de jeter des choses »

— Martin Noël, co-fondateur de Lokimo

Le directeur d’Urban Odyssey ajoute quant à lui qu’il faut sans cesse innover, surtout pour répondre aux enjeux de transitions dans l’immobilier. Selon lui, son passage « de zero to one » est toujours en cours.

Avis aux porteurs de projets bas carbone dans l’immobilier : les candidatures pour intégrer le programme d’Urban Odyssey sont déjà ouvertes pour la rentrée 2024.


15h40 | Rendre le numérique accessible à tous : enjeux et solutions

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Plusieurs start-up ont pitché leurs projets devant une partie de l’assemblée de zero to one / Crédit photo : Agence RG+

Après une série de pitchs portant sur différents sujets qui illustraient la thématique de l’inclusion numérique, se tenait une table ronde animée par le directeur général de H7, Julien Marbouty, réunissant Fanny Serre, Directrice générale de l’association Social Builder, Erwan Le Luron, Chef de projet numérique à la Métropole de Lyon, et François Blouvac, Responsable Éducation Inclusion numérique et Services au public, à la Banque des Territoires.

Loin d’être optimistes sur le degré d’accessibilité de la population française aux outils numériques, les intervenants ont rappelé quelques avancées significatives ces dernières années dans l’appropriation de services digitaux, comme en santé ou dans le domaine bancaire, mais ont pointé du doigt le besoin d’accélérer les initiatives et de structurer les idées.

Un constat de semi-échec

La Banque des Territoires, qui accompagne les collectivités territoriales sur l’utilisation des fonds publics, estime ainsi, par l’entremise de son représentant, François Blouvac, qu’il “faut dégager des marchés”, rappelant que “13 millions de français sont toujours empêchés dans leur vie de tous les jours” en raison de la digitalisation des services.

« 13 millions de français sont toujours empêchés dans leur vie de tous les jours »

— François Blouvac, Responsable Éducation Inclusion numérique et Services au public, à la Banque des Territoires

“Plus de 58% de la population est encore en difficulté” a précisé le représentant de la métropole de Lyon, évoquant la réalité de son territoire. Les besoins augmentent, et la fermeture des guichets physiques a accru les difficultés d’accès des populations qui étaient déjà tenues à l’écart du progrès technologique. Si la création des conseillers numériques fut une manière pour la métropole de répondre à ces besoins, l’enjeu reste “d’identifier, de repérer les gens en difficulté sans les stigmatiser”.

« Les femmes sont absentes des métiers du numérique »

— Fanny Serre, Directrice générale de l’association Social Builder

Pour Social Builder, qui accompagne les femmes dans les métiers du numériques, “ça ne va pas du tout dans la bonne direction”. La part des femmes dans les métiers numériques depuis les années 80 s’est effondrée. “Les femmes sont absentes des métiers du numérique alors qu’il y a des opportunités sans avoir besoin d’être des ingénieurs”, a martelé Fanny Serre.

Miser sur le réseau de proximité

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De droite à gauche : Fanny Serre, Directrice générale de l’association Social Builder, Erwan Le Luron, Chef de projet numérique à la Métropole de Lyon, et François Blouvac, Responsable Éducation Inclusion numérique et Services au public, à la Banque des Territoires. / Crédit photo : Agence RG+

Alors quelles solutions appliquer pour améliorer la situation ? Pour la métropole, qui a une offre en propre, le but est d’accroître l’accompagnement des associations sous forme d’appel à projet. “L’important c’est de travailler en contact avec des zones de proximité”, explique Erwan Le Luron.

« L’important c’est de travailler en contact avec des zones de proximité »

— Erwan Le Luron, Chef de projet numérique à la Métropole de Lyon

La Banque des territoires mise sur l’importance du réseau des maisons France Service. “Il faut faciliter l’hybridation des services publics”, estime François Blouvac, selon qui “la digitalisation des services publics a conduit à ce que les gens soient perdus”.

Et pas uniquement les personnes âgées. Fanny Serre a rappelé que si 55% des jeunes utilisent Tik-Tok, une grande partie d’entre eux ne savent pas utiliser les outils numériques pour des besoins professionnels. Erwan le Luron renchérit : “on doit parler d’âge numérique” pour caractériser l’état de maturité numérique ; une maturité qui n’a pas forcément de lien avec l’âge de la personne.

D’où l’importance d’être au plus près de tous les types de population en difficulté, quel que soit l’âge, le genre ou la classe sociale. C’est aussi un peu ça… l’inclusion.


14h | Financer sa start-up en 2024, un défi pour de nombreux entrepreneurs

Aujourd’hui,  le financement d’une start-up ne relève pas d’une évidence. Pour faciliter la compréhension des démarches et des obstacles à surmonter, zero to one propose une conférence sur ce sujet menée par quatre experts.

Les financements possibles avant la levée de fonds

La salle est comble pour écouter les conseils de financement des experts. Crédit photo: Agence RG+

Si la levée de fonds constitue une étape importante dans le parcours d’une start-up, il est possible de trouver des financements avant celle-ci. Pierre-Alexandre Boillaud, responsable innovation chez Crédit Mutuel du Sud-Est, donne ses premiers conseils aux nombreux entrepreneurs et étudiants présents dans la salle: « Il y a plein d’éléments à prendre en compte comme les apports en capitaux. Notre département met aussi en place de nombreuses aides, comme le réseau Entreprendre. Il est facilement possible d’aller chercher 100 000 euros pour avancer son projet avant d’aller chercher des fonds ». 

Lionel Klein, senior manager CEO chez 2CFinance, qui anime la conférence, rappelle également les possibilités de l’affacturage, du crédit bail et du bon de souscription d’actions remboursable (BSAR). 

Pour entreprendre les fonds sont essentiels, les entrepreneurs doivent vérifier leur accessibilité. « Une société de conseils ne peut pas lever de fonds car elle n’aura jamais de marges explosives », ajoute Thomas Rival, venture capital partner chez Evolem. 

Se préparer à la levée de fonds

Pour se préparer à une levée de fonds, différents éléments doivent au préalable être définis par la start-up. Notamment le type d’investisseur recherché, les fonds demandés, et savoir si les hypothèses prises dans le business plan peuvent être validées dans les mois à venir. « À ce stade, on ne cherche pas à vendre un produit, mais à créer un produit que les gens aiment », précise Thomas Rival. 

« À ce stade, on ne cherche pas à vendre un produit, mais à créer un produit que les gens aiment »

-Thomas Rival Venture Capital Partner chez Evolem

Le Pitch Deck est donc crucial à ce moment-là, il présente le projet de l’entreprise à de potentiels investisseurs. Pour rendre un deck plus attractif, Thomas Rival considère qu’il faut rester le plus simple possible: « Trente mots peuvent  susciter de l’intérêt, je regarde avant tout la complémentarité de l’équipe. L’idée est de donner envie sans trop en dire». 

Du côté de Charles Jamet, président et avocat associé chez Jaberson, c’est la partie économique qui est la plus importante: « Pendant la phase prépa, il faut s’acculturer à la levée de fond, mais aussi commencer à comprendre certaines notions comme le pacte d’associés.»

« Pendant la phase prépa, il faut s’acculturer à la levée de fond, mais aussi commencer à comprendre certaines notions comme le pacte d’associés.»

– Charles Jamet, président et avocat associé chez Jaberson

Une fois la levée de fonds effectuée, la banque vient rembourser son crédit sur cette dernière. « Il faut surtout penser à ne pas se surendetter car cela peut être plus compliqué pour la suite », précise Pierre-Alexandre Boillaud. 

Pour conclure la conférence, chacun des experts adresse un dernier conseil aux entrepreneurs et futurs entrepreneurs présents dans la salle: « Tendre vers la rentabilité au plus vite, surveiller régulièrement la trésorerie et  choisir avec qui on a envie de travailler ».  


13h | Seule face à l’errance médicale, la solution pour accompagner 2 millions de femmes atteintes d’endométriose

L’entrepreneuriat à impact, c’est aussi les solutions digitales dans le domaine de la santé. Et pour parler HealthTech, zero to one a mis en lumière la santé des femmes en choisissant Lyv, une application mobile dédiée à l’endométriose. C’est sa co-fondatrice Chloé Bonnet qui est venu répondre aux questions de Maëlle Bacot, CEO la start-up incubée à H7 Lianeli et spécialiste du dépistage personnalisé.

Lyv est le dernier succès de Chloé Bonnet. Cette multi-entrepreneur a déjà fondé Five by Five et 66 Miles, deux start-up centrées sur l’intrapreneuriat au féminin. Après un passage par le rôle de “business angel”, elle lance Lyv aux côtés de Hélène Antier, rencontrée en 2022.

Faire de la santé des femmes un enjeu universel de santé publique

L’endométriose touche 190 millions de femmes dans le monde, soit une jeune fille ou femme en âge de procréer sur dix. Parmi elles, seulement 70 % sont prises en charge… Et aucune ne bénéficie d’un traitement curatif – inexistant. « On appelle ça un sujet de santé public, moi j’appelle ça un scandale public », martèle Chloé Bonnet en introduction de la conférence. Elle rappelle que pour beaucoup d’autres pathologies avec la même prévalence, des traitements existent. Selon elle, c’est d’ailleurs un sujet où l’on a une dette historique – dans le passé, les femmes qui se tordaient de douleur à cause de leur endométriose étaient tantôt envoyées au bûcher, tantôt traitées comme atteintes « d’hystérie ».

« On appelle ça un sujet de santé public, moi j’appelle ça un scandale public »

— Chloé Bonnet, co-fondatrice de Lyv

Chloé Bonnet est venu présenter son application Lyv pour parler de la santé des femmes à zero to one. Crédit photo : Agence RG+

En proposant un nouveau standard de soin qui soit à la hauteur de cet enjeu de santé publique, l’ambition de Lyv est grande : « On s’emploie à changer radicalement la vie de ces millions de femmes avec une méthode digitale qui aide à gérer sa santé mentale, sa vie sexuelle, son alimentation, son activité professionnelle, et même ses économies » souligne Chloé Bonnet.

« On s’emploie à changer radicalement la vie de ces millions de femmes avec une méthode digitale qui aide à gérer sa santé mentale, sa vie sexuelle, son alimentation, son activité professionnelle, et même ses économies »

— Chloé Bonnet, co-fondatrice de Lyv

Lyv est pensé comme un accompagnement des programmes thérapeutiques d’une durée de 15 jours proposés par une poignée de centres experts. « Car avec environ deux millions de femmes atteintes d’endométriose en France, ce n’est pas avec des ateliers limités à 5 participantes qu’on va réussir à massifier leur prise en charge » explique Chloé Bonnet. Et elle ne compte pas s’arrêter là : « On veut aller au-delà de l’endométriose. L’idée, c’est de devenir championnes de la santé féminine en Europe » confirme Chloé Bonnet.

Pour faire de l’endométriose un enjeu universel, la co-fondatrice de Lyv formule un souhait. « Si c’était à refaire, j’intégrerais un homme comme quatrième associé, pour avoir une équipe représentative de cet embarquement général » avance-t-elle. Tristement, elle constate également que cela faciliterait les perceptions de l’écosystème pour lever des fonds.

Vers un remboursement de la sécurité sociale

Car si la santé des femmes est un enjeu de santé publique, elle doit être (mieux) prise en charge par la sécurité sociale en France. Chloé Bonnet évoque à ce titre le choix naturel de proposer une application gratuite à ses patientes. « C’est triste à dire mais les femmes sont habituées à payer pour leur santé, une application payante aurait pu marcher… D’ailleurs, l’endométriose impacte déjà leur indépendance économique » constate-elle. En attendant une véritable prise en charge par la sécurité sociale, les trois associées passent par des jalons intermédiaires, en proposant leur solution aux entreprises, à destination de leurs employées.

« C’est triste à dire mais les femmes sont habituées à payer pour leur santé, une application payante aurait pu marcher… D’ailleurs, l’endométriose impacte déjà leur indépendance économique »

— Chloé Bonnet, co-fondatrice de Lyv

Un nouveau cadre réglementaire est venu accélérer la reconnaissance de Lyv comme une solution de santé publique. C’est PECAN – ou prise en charge anticipée numérique, un dispositif mis en place par le gouvernement pour accélérer la mise en place sur le marché des solutions technologiques françaises. Il instaure notamment un remboursement de transition, permettant d’ores et déjà aux professionnels de prescrire l’application, avant un remboursement de droit commun une fois les études clinique de l’application terminées. Le gouvernement français s’est inspiré de DiGA, un cadre d’accélération pionnier en Europe mis en place par son voisin allemand à destination des applications mobiles de thérapie médicale.

Encore quelques freins à l’entrepreneuriat dans la HealthTech

« S’il y a des personnes dans la thérapie digitale dans la salle, il ne faut pas hésiter à prendre le courage entrepreneurial d’aller voir la Haute Autorité de Santé » s’exclame Chloé Bonnet. Car oui, sur la question des financements, elle indique qu’il reste du chemin à parcourir pour trouver des investisseurs enclins à aller sur ce type de trajectoires, qui ne sont pas classiques dans le monde de la tech.

Un public principalement composé de profils féminins pour la conférence dédiée à l’application mobile Lyv sur l’endométriose. Crédit photo : Agence RG+

Aux personnes qui souhaiteraient se lancer dans la santé digitale en ayant aucune expérience du domaine, Chloé Bonnet laisse tout de même un message encourageant : « C’est un secteur particulier qui met face à un triptyque composé d’acteurs institutionnels, de patients et de professionnels de santé. Mes compétences obtenues dans d’autres domaines m’ont aidée à m’adresser à ces trois publics ». Elle ajoute néanmoins que son associée Maïa Alexaline, spécialiste de la HealthTech, est d’une aide précieuse.

« Quid des freins légaux ? » , l’interroge Maëlle Bacot. Ici, Chloé Bonnet s’arrête un instant sur l’importance du cadre réglementaire. « Il n’est pas là uniquement pour embêter les start-up, mais surtout pour protéger les patientes. » explique la co-fondatrice de Lyv. « Le mantra “Move fast and break things” [Avance vice et casse des choses] ça fonctionne pas en santé, nous on peut pas “casser des patientes” » souligne-t-elle avec ironie.

Sur le mot de la fin, elle rappelle d’ailleurs que les start-up à impact s’intéressent beaucoup au climat, mais qu’elles doivent aussi se poser la question des modes de vie : « Pour construire un monde durable, il faut être en bonne santé ». Alors n’hésitez plus !

« Pour construire un monde durable, il faut être en bonne santé »

— Chloé Bonnet, co-fondatrice de Lyv


12h | Séduire Meta et devenir le chatbot IA préféré des étudiants

Marjolaine Grondin, co-fondatrice de JAM (à gauche) interrogée par Grégory Thibord, CEO Icilundi (à droite) / Crédit photo : Agence RG+

Dans l’entrepreneuriat, l’IA détient une place importante. Marjolaine Grondin semble l’avoir bien compris. En 2015, à seulement 23 ans,  elle fonde JAM, un média sous forme de conversation destiné aux étudiants pour les aider dans leur quotidien. « Une info peut être un média, mais elle peut également concerner la recherche de job ou d’un appartement. Les jeunes ne disposent pas souvent des bons outils pour accéder à des choses pourtant faciles », précise t-elle en début de conférence. Si aujourd’hui, le média connaît un véritable succès avec plus d’un million d’utilisateurs, c’est après une aventure de 10 ans semée d’embûches.

Dans l’entrepreneuriat, le problème aide à avancer plus que la solution

« Pendant un an, je me suis focalisée sur la solution que je devais apporter aux étudiants, mais pas comment la résoudre, ce qui ne m’a pas permis d’avancer », précise Marjolaine Grondin. Pour trouver une solution, il est important de se focaliser sur le problème ainsi que les utilisateurs, qui sont directement concernés. Un principe concluant pour la start-up, puisqu’en trois semaines,  près de 80 000 personnes ont écrit au chatbot. « La technique des cinq pourquoi permet de résoudre le problème sans le confondre avec la solution », ajoute la co-fondatrice.

« La technique des cinq pourquoi permet de résoudre le problème sans le confondre avec la solution »

– Marjolaine Grondin, co-fondatrice de JAM

L’IA : un accélérateur de l’entrepreneuriat

En 2018, la start-up fait face à un changement important: l’humain et l’IA sont remplacés par un chatbot dans le fil de la conversation, une évolution nécessaire pour permettre à la start-up d’innover.

Marjolaine Grondin rappelle que la place de l’IA reste aussi importante en début de projet:  « L’IA est intéressante pour passer de zéro à un, mais pas de un à 1000 ». L’idée est de l’utiliser pour aider les personnes qui ne savent pas par où commencer dans un projet. « L’IA permet de développer concrètement les projets et d’obtenir rapidement un début de projet qualitatif », continue Marjolaine Grondin.

«  L’IA permet de développer concrètement les projets et d’obtenir rapidement un début de projet qualitatif »

– Marjolaine Grondin, co-fondatrice de JAM

Aujourd’hui, si la start-up JAM a été rachetée par June Marketing, Marjolaine Grondin reste attachée à l’importance de l’IA. Elle anime également un bootcamp sur ce sujet pour accompagner entrepreneurs et artistes.


11h | De 0 à 8000 robots, construire le leader français de la robotique

Après la tech, zoom sur la robotique. L’emblématique scène HOST de H7, la plus grande de l’événement, a accueilli la première licorne industrielle française. « Enfin une conférence sur une start-up industrielle ! ». C’est en ces quelques mots que Carole Eyssautier, ancienne résidente de H7, a introduit son invité ce matin devant une foule d’entrepreneurs avides de conseils. Carole Eyssautier a co-fondé Capsyx Robotics en 2015, des robots masseurs pilotés par l’IA, et c’est elle qui va interroger l’un des pères de la robotique made in France : Renaud Heitz, co-fondateur et CTO d’Exotec.

« Enfin une conférence sur une start-up industrielle ! »

— Carole Eyssautier, co-fondatrice de Capsyx Robotics

L’histoire de la première licorne industrielle française

Renaud Heitz est venu présenter le succès d’Exotec à H7 ce matin. Crédit photo : Agence RG+

Exotec, en quelques mots, c’est 8 000 robots pour entrepôts vendus dans le monde et une équipe de 900 salariés répartis sur 5 bureaux physiques du Japon aux Etats-Unis en passant par l’Europe. Le tout en moins de dix ans.

En début de conférence, Renaud Heitz est d’abord revenu sur la genèse de cette licorne française. Une histoire qui a commencé en 2015 par un tour de France pour arpenter les territoires et comprendre les besoins des industriels français avec son associé Romain Moulin. Après des mois à écouter, s’informer et prendre des notes, les deux entrepreneurs se lancent dans la vente. « On est passé d’une démarche de meetings où on écrit, aux meetings où l’on parle » se souvient Renaud Heitz.

Bingo : à l’été 2016, ils vendent leur premier entrepôt à CDiscount – avec une simple présentation PowerPoint. « Un entrepôt pas plus grand que cette scène, mais parfait pour débuter » souligne-t-il. CDiscount ne souhaitait pas payer leur produit à l’époque, mais les deux associés ont insisté : « En vendant notre premier projet, on s’est retrouvé avec un client exigeant, et il n’y a rien de mieux pour grandir. »

« En vendant notre premier projet, on s’est retrouvé avec un client exigeant, et il n’y a rien de mieux pour grandir. »

— Renaud Heitz, co-fondateur d’Exotec

Structurer sur les verbes à l’origine de l’entreprise et internationaliser à proximité

Avec un système qui fonctionnait chez CDiscount, les étapes se sont ensuite enchaînées jusqu’à vendre aujourd’hui 240 000 et 500 robots pour un seul entrepôt. Vient alors le besoin de structurer, et la stratégie d’Exotec se démarque. « C’est simple, on s’est structuré sur les verbes propres à notre entreprise, chacun correspondait à une équipe : Design, Build, Sell, Deploy et Maintain – [ou Concevoir, Construire, Vendre, Déployer, Maintenir] » explique Renaud Heitz.

Lorsque Carole Eyssautier l’interroge sur l’internationalisation, Renaud Heitz conseille à son public de privilégier la proximité, d’autant plus dans le secteur de l’industrie : « On a commencé en Europe pour être au plus proche de nos clients ». Avec huit révisions de robots sur les huit dernières années, bonne stratégie. Après l’Europe, ils restent humbles et prudents : « On ouvre une nouvelle zone géographique avec beaucoup de réflexion, on l’arpente à fond et on attend de devenir leader dans le pays pour passer à une autre » souligne Renaud Heitz.

« On ouvre une nouvelle zone géographique avec beaucoup de réflexion, on l’arpente à fond et on attend de devenir leader dans le pays pour passer à une autre »

— Renaud Heitz, co-fondateur d’Exotec

Discussion entre Carole Eyssautier, co-fondatrice de Capsyx Robotics, et Renaud Heitz, co-fondateur d’Exotec, durant zero to one. Crédit photo : Agence RG+

Et le premier coup dur ? Si le co-fondateur d’Exotec parle de phases de risque et de stress pour les équipes, il souligne que chaque étape a été digérée. Une marche importante se démarque néanmoins : l’ouverture du marché japonais. Lors d’un salon à Stuttgart, les équipes sont approchées par la marque de prêt-à-porter Uniqlo. « Vous êtes prêts à partir au Japon ? », leurs demandent-ils.

Le contrat est signé début 2020, mais la crise dont on ne mentionne plus le nom vient tout remettre en question. « Mon associé Romain Moulin est rapatrié en urgence, et on se retrouve sans personne sur place pour mener à bien le projet » se rappelle Renaud Heitz. Ici encore, les équipes s’adaptent en faisant notamment venir des ingénieurs du Japon pour les former sur des périodes de trois mois en France – les frontières étaient ouvertes dans ce sens – et Exotec parvient à livrer le projet dans les temps aux clients japonais réputés pour leur exigence.

Le passage de « technology provider » à intégrateur de solution

Le coup d’accélération majeur arrive grâce à une enseigne connue de tous : Decathlon, le premier entrepôt géant pour Exotec. « Avec ce contrat, on passe de “technology provider” à intégrateur de solution », explique Renaud Heitz.

S’il y a un conseil à retenir de la conférence, c’est de continuer à se solidifier même si le produit a fait mille fois ses preuves. « Un produit c’est vivant, il faut continuer à le développer sans cesse » martèle le co-fondateur d’Exotec. Pour cette pépite française de la robotique, cela passe par la composante R&D (recherche et développement), avec des algorithmes, du machine learning (apprentissage automatique), et de la data, toujours utilisée au service des clients. L’ouverture d’un bureau à Lyon, en plus de celui de Lille où le recrutement était difficile, contribue à la prospérité de cette composante.

« Grandir de “zero to one” c’est jamais facile », constate Renaud Heitz. « J’apprends aux cotés des personnes qu’on recrute. Nous, on en a eu 900 moins deux – Romain et moi, et chacune est une aventure incroyable que je vous adjoint de tenter ! » Un conseil à retenir précieusement de la part du co-fondateur d’une start-up dont la dernière levée de fonds s’élève à 300 millions de dollars.

« J’apprends aux cotés des personnes qu’on recrute. Nous on en a eu 900 moins deux – Romain et moi, et chacune est une aventure incroyable que je vous adjoint de tenter ! »

— Renaud Heitz, co-fondateur d’Exotec


10h | 48 heures pour internaliser la tech : les leçons tirées par le CTO de Mym, l’app aux 15 millions d’utilisateurs

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Quentin Raimbault, CTO de Mym (à gauche), interrogé par Hugo Dupré, cofondateur et CEO de CO-CTO (à droite) / Crédit photo : Agence RG+

Mym, le réseau social français dédié aux adultes qui souhaitent créer, partager et accéder à du contenu privilégié est un véritable succès : il a pratiquement doublé son audience en 3 ans, passant de 9 millions à 15 millions d’utilisateurs, et ajouté dans le même temps 20 millions d’euros à un chiffre d’affaires qui était déjà de 30 millions.

Bref, une success story financière et logistique qui est venue aussi avec son lot de défis technologiques.

Des erreurs à ne pas reproduire

C’est ce que les organisateurs du zero to One souhaitaient partager en invitant le CTO de Mym, Quentin Rimbault, à venir partager son retour d’expérience lorsqu’il a rejoint la société.

Et Quentin Raimbault, interrogé pour l’occasion par Hugo Dupré, cofondateur et CEO de CO-CTO, n’y est pas allé par quatre chemins : son intégration chez Mym s’est révélée pleine d’erreurs qu’il ne refera pas.

« La migration devait se faire de nuit pour réduire l’impact sur le chiffre d’affaires »

–  Quentin Raimbault, CTO de Mym

Celui qui a commencé le développement très tôt, à l’âge de 13 ans, est un véritable expert de la tech lorsqu’il est engagé par l’entreprise. Son brief de départ est clair : « Mym fait de l’argent, elle a une grosse communauté, mais la technologie ne fonctionne pas bien ».

Très rapidement, il comprend que le problème réside dans le fait que Mym fonctionne avec technologie externalisée. Sa solution : internaliser… à marche forcée.

A peine, un mois de préparation et 48 heures d’intégration. « La migration devait se faire de nuit pour réduire l’impact sur le chiffre d’affaires ».

Accepter de déléguer

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Une centaine de personnes ont assisté à la présentation du cas d’usage de Mym, à H7 / Crédit photo : Agence RG+

Ce qui est considéré après coup comme un pari risqué se révèle payant : la migration réussit et apporte rapidement ses résultats bénéfiques tant sur le plan de l’audience que sur le plan financier. Mais la stratégie, adoptée au forceps, va laisser des traces. L’équipe technique doit s’étoffer : passant en quelques mois de 3 à plus de 10 personnes.

Un recrutement qui est allé trop vite. « Ça a paradoxalement rajouté une inertie folle », témoigne Quentin Raimbault. « On a perdu beaucoup en vélocité, perdu beaucoup de temps et d’efficacité à devoir réexpliquer à chaque fois la tech à chaque nouvel entrant dans l’équipe ».

« […] il faut d’abord constituer une équipe core avec de gros experts techniques, puis ensuite faire rentrer le reste de l’équipe »

–  Quentin Raimbault, CTO de Mym

Ce qu’il en tire comme leçon : « il faut d’abord constituer une équipe core avec de gros experts techniques, puis ensuite faire rentrer le reste de l’équipe ». Pas l’inverse. Selon lui, la constitution de ce noyau d’experts crée un climat de confiance propice à l’arrivée de nouvelles personnes.

S’il reconnaît qu’il est difficile pour un CTO de déléguer la partie technique, « il faut accepter que ça ralentisse un peu le processus pour mieux accélérer par la suite. »

Trouver les bons mots

Il admet également ne pas avoir trouvé suffisamment les bons mots pour appuyer le plan de refonte de l’app : « j’étais très centré sur la technologie alors que j’aurais dû avoir une approche plus business. C’est là que tu apportes de la valeur ».

Mieux communiquer, mieux vulgariser et accepter de prendre le temps de bien installer les choses : voilà ce qui permet aujourd’hui à Quentin Raimbault et à l’entreprise Mym de voir les choses plus sereinement pour la suite.

Avec 3 millions d’utilisateurs journaliers l’an dernier, et près de 30 000 requêtes à la minute, la méthode qu’il a révisée semble en tout cas porter ses fruits.


9h | Hello Charly fait l’ouverture à H7, sous le signe de l’inclusion numérique

L’événement a démarré à 9h20. Plus de 1 000 personnes sont attendues dans la journée. Crédit photo: Laurie Bruno / Agence RG+

Le départ est lancé pour la troisième édition de zero to one.  Au programme, différentes thématiques telles que l’IA, le design et l’innovation. Pour cela, trois scènes et un espace de rencontres et d’échanges sont proposés avec des conférences allant de 30 à 45 minutes. Mais zero to one ce n’est pas seulement un événement « 4 000 m² d’espace supplémentaire à H7 permettront d’accueillir de nouvelles entreprises qui œuvrent pour le bien commun »  témoigne Julien Marbouty, directeur de H7.

L’inclusion numérique au cœur de zero to one

L’inclusion numérique est au cœur de l’événement et fera l’objet de plusieurs conférences.  Le programme 13 M proposera notamment des tables rondes sur ce sujet. « On entretient une communauté pour accompagner à la transformation digitale des entreprises. Le but est d’utiliser au mieux le numérique pour être efficace socialement et environnementalement » précise Emeline Baume de Brosses, vice présidente de la métropole de Lyon.

« On entretient une communauté pour accompagner à la transformation digitale des entreprises. Le but est d’utiliser au mieux le numérique pour être efficace socialement et environnementalement »

–  Emeline Baume de Brosses, vice présidente de la métropole de Lyon

Hello Charly la start-up doyenne de H7

La startup Hello Charly est l’une des premières à être arrivée à H7, spécialisée dans l’orientation scolaire et professionnelle elle a relevé de nombreux challenges.  Pour Fatma Chouaieb, co-fondatrice CEO de la start-up, le passage de zero to one s’est effectué avant de démarrer l’aventure  entrepreneuriale: « Le plus compliqué c’est d’accepter de se lancer dans l’entrepreneuriat, c’est un véritable saut dans l’inconnu ».

« Le plus compliqué c’est d’accepter de se lancer dans l’entrepreneuriat, c’est un véritable saut dans l’inconnu »

– Fatma Chouaieb, cofondatrice CEO Hello Charly:

Un saut qui a porté ses fruits, aujourd’hui, Hello Charly est lauréat de l’indice impact 40 et a mis en place une véritable économie sociale et solidaire. Mais les défis de la start-up ne s’arrête pas là: « Prochainement nous souhaitons accompagner 1 million de jeunes, mais on vise aussi un impact massif grâce au digital ainsi que la rentabilité », ajoute Fatma Chouaieb.


CScience est partenaire officiel de l’événement. 

Crédit Image à la Une : La rédaction